Une ferme bio entre bettes et bêtes Maraîchage sur buttes permanentes sans travail du sol
samedi 30 juin 2012
jeudi 28 juin 2012
« lean finely textured beef »
En exclusivité et rien que pour vous, voici la dernière vision qu'à eu le gars de chez Cargill lorsqu'il vint chercher Choubidou pour en faire du « lean finely textured beef » (bœuf maigre à texture fine)
Aux dernières nouvelles, le bœuf va bien.
Conseil technique
Pour éviter que mulots, insectes et limaces viennent loger dans les tuyaux d'iirigation, il est bon d'y installer à demeure ...un crapaud.
Par contre, n'oubliez pas de le sortir de là avant de mettre l'irrigation en route....
Par contre, n'oubliez pas de le sortir de là avant de mettre l'irrigation en route....
mercredi 27 juin 2012
Si on disparait, vous n'aurez plus que ça ...!
La nourriture du futur que nous concocte l’industrie agroalimentaire
Par Agnès Rousseaux (27 juin 2012) http://www.bastamag.net
Hamburgers in vitro,
fromages de synthèse, glu de porc, vache ou poisson transgénique… Le
tout agrémenté d’une bonne pincée de chimie. L’industrie agroalimentaire
multiplie les expérimentations, et commence à inonder le marché de ces
nouveaux produits, davantage fabriqués en usines ou en labos que dans
les champs. Objectif : nourrir la planète au moindre coût. Sans trop
s’attarder sur les conséquences sanitaires et écologiques. Et sans pitié
pour les cobayes que nous sommes. Basta ! vous présente le menu agro-industriel de demain. Miam !

Cela ressemble à de la guimauve rose liquide. Cette mixture de viande est obtenue en passant les carcasses de poulet ou de porc dans une centrifugeuse à haute température, ce qui permet de récupérer le moindre morceau de barbaque. Les tendons, graisses, tissus conjonctifs sont transformés en pâte. À l’arrivée dans l’assiette, le « lean finely textured beef » (bœuf maigre à texture fine) est utilisé depuis quinze ans « sans restrictions » aux États-Unis.
Petit détail : ce hachis liquide provient des parties les plus prédisposées à la bactérie E.coli et aux salmonelles. Ce qui rend nécessaire, pour tuer tous les éléments pathogènes, un traitement à l’ammoniaque, substance considérée comme non dangereuse par les autorités sanitaires, et utilisée par ailleurs pour la fabrication d’engrais, le détartrage des métaux, ou la fabrication d’explosifs… Aux États-Unis, le produit est ajouté depuis des années à la viande hachée ou aux hamburgers. Vous en reprendrez bien un peu ?
Ce pink slime – ou « glu rose », tel qu’il a été rebaptisé par ses détracteurs – a déclenché récemment une tempête aux États-Unis. Des parents d’élèves se sont mobilisés lorsque le ministère de l’Agriculture a annoncé qu’il prévoyait d’acheter plus de 3 000 tonnes de cette mixture pour les cantines scolaires. Devant la fronde populaire, McDonalds et Burger King ont annoncé en janvier qu’ils cessaient d’en ajouter à leurs steaks hachés. Beef Products Inc., le plus grand producteur de pink slime, a dû fermer (momentanément) ses usines. Le géant de l’agroalimentaire Cargill, qui utilise un produit similaire dans ses hamburgers, traité à l’acide citrique au lieu de l’ammoniaque, a annoncé en mars qu’il réduisait sa production.
En plat : la « viande séparée mécaniquement »
Pourquoi l’agro-industrie se donne-t-elle tant de mal ? Pour rentabiliser la moindre calorie bien sûr. « Nos installations traitent 4 500 à 6 000 têtes de bétail chaque jour, et il y a beaucoup de déchets dans le processus de fabrication », a expliqué un porte-parole de Cargill. Du coup, ces restes sont broyés, traités, compactés, et utilisés comme additif dans la viande sortie des chaînes de fabrication. Ajouter du pink slime permet à Cargill « d’économiser » l’équivalent de 1,5 million d’animaux chaque année. Impossible de savoir quelle quantité de cette mixture est ajoutée à la viande. Secret industriel. Aucune mention sur l’étiquetage, puisque le pink slime est considéré comme « 100 % bœuf ». Le ministère de l’Agriculture impose une limite de 15 % du fait du traitement à l’ammoniaque. Difficile à contrôler. 70 % des produits de bœuf haché contiendraient du pink slime, affirme Beef Products Inc.

Où trouver cette appétissante substance ? Notamment dans les saucisses. 700 000 tonnes de VSM sont produites par an en Europe. Un marché de 400 à 900 millions d’euros. En France, le volailler Doux, avec sa marque Père Dodu, a été accusé par la répression des fraudes de tromperie sur l’étiquetage : entre 2009 et 2011, il a écoulé 1 282 colis de saucisses de « poulet séparée mécaniquement » en les présentant comme « viande »... Destination : des cantines scolaires et des maisons de retraite. Côté traçabilité, ce n’est pas gagné.
Le plateau de fromages synthétiques
Du côté des produits laitiers aussi, une formidable innovation technologique permet de casser les prix. Cargill a lancé en 2009 un « fromage » sans lait. « Son aspect, son goût et sa texture correspondent parfaitement à ceux du fromage à base de protéines laitières, vante le géant de l’agroalimentaire. Ils sont semblables à ceux des traditionnels fromages à pâte dure, comme le gouda, le cheddar ou le gruyère, assurant ainsi les mêmes plaisir et satisfaction aux consommateurs. » Ce fromage chimique, le Lygomme™ACH Optimum, est composé de trois amidons, d’un galactomannane (E410, 412, 417), d’un carraghénane (E407) et d’arômes. Un « système fonctionnel », qui « reproduit la fonctionnalité des protéines du lait et les remplace totalement », sans pourvoir prétendre à l’appellation « fromage », puisque sans produit laitier.

En Europe, pas de problème de commercialisation des substituts de fromage : il suffit que les composants soient clairement indiqués sur l’étiquette. Mais qui peut deviner que le « galactomannane » inscrit sur l’emballage désigne la pâte fromagère de la pizza ou des lasagnes ? D’autant que les producteurs laissent souvent une part de « vrai fromage » dans la liste des ingrédients pour ne pas effrayer le consommateur. Selon un reportage de la chaîne ZDF, l’Allemagne produit chaque année 100 000 tonnes de « faux » fromage. Un dixième de sa production. Un laboratoire allemand a analysé une centaine de sandwichs au fromage. Verdict : un tiers d’entre eux ne contenaient pas du « vrai fromage ».
Au menu demain : animaux transgéniques et hamburgers in vitro
Autre solution pour produire plus de protéines animales : des animaux qui « poussent » deux fois plus vite. Dans les laboratoires se multiplient les expériences pour produire des animaux génétiquement modifiés aux propriétés intéressantes pour l’industrie agroalimentaire. Aux États-Unis, les cochons « Enviropig », génétiquement modifiés pour moins polluer, et les saumons « Frankenfish », qui grandissent deux fois plus vite, attendent leur autorisation de mise sur le marché (lire notre enquête). Des vaches hypermusclées, des chèvres dont le lait fabrique de la soie, des porcs avec un gène de souris… Des animaux porteurs de gènes étrangers à leur espèce pourraient arriver bientôt dans nos assiettes. La Chine est à la pointe de la recherche sur la transgenèse animale. Et l’Europe se prépare discrètement à suivre le mouvement.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) vient de lancer une consultation publique concernant l’évaluation des risques environnementaux des animaux génétiquement modifiés. Objectif : définir les données requises et la méthodologie à appliquer « si des demandes d’autorisation de mise sur le marché dans l’Union européenne devaient être soumises dans le futur »… L’évaluation porte « essentiellement sur les poissons, les insectes, les mammifères et les oiseaux génétiquement modifiés ». Vaste programme ! « Jusqu’à présent, aucune demande d’autorisation de commercialisation d’animaux GM n’a été déposée dans l’UE », précise l’Efsa. Mais « la technologie a rapidement évolué ces dernières années et, dans certains pays non membres de l’UE, les autorités de réglementation évaluent déjà la sécurité des animaux GM, tant au niveau de l’environnement qu’au niveau de l’alimentation humaine et animale ».
Et bientôt… le steak de sérum de fœtus de cheval
Demain, nous pourrons aussi nous demander si le steak ou la saucisse que nous avalons goulûment a bien un jour été « vivant ». De nombreux programmes de recherche travaillent depuis des années sur la viande artificielle. La Nasa a été la première à s’y intéresser (pour nourrir les futurs astronautes en route vers de lointaines planètes). En 2000, des chercheurs new-yorkais ont réussi à produire de la chair de carpe à partir de cellules prélevées. Comment fabriquer de la viande en éprouvette ? Les scientifiques cherchent à développer du muscle à partir d’une cellule de porc (bien vivant celui-là), par la mise en culture dans un milieu riche en nutriments.
Pour le moment, les morceaux de viande produits in vitro, fabriqués avec des cellules souches de porc et du sérum de fœtus de cheval, mesurent 2,5 cm de long et apparaissent gris et ramollis. Pas de quoi ouvrir l’appétit… En France, on doute d’arriver à un résultat à court terme. « L’une des difficultés majeures est de reproduire la finesse de l’irrigation sanguine, qui apporterait les nutriments et les facteurs de croissance nécessaires aux cellules, en mimant l’irrégularité des pulsations cardiaques », explique Jean-François Hocquette, directeur de recherche à l’Inra. En septembre dernier, des chercheurs néerlandais promettaient d’ici à six mois un steak prêt à manger… Le coût du morceau de viande reste pour le moment prohibitif : 250 000 euros.
Ces travaux sont encouragés par la plus importante organisation des droits des animaux, People for the Ethical Treatment of Animals (Peta), qui voit dans la viande in vitro un moyen de mettre fin aux souffrances des poulets, porcs ou vaches tués chaque année. Peta a promis une récompense d’un million de dollars au premier chercheur qui – avant le 30 juin 2012 – produira de la viande de poulet in vitro, au goût identique à celui du « poulet réel », et pouvant être fabriquée à grande échelle.
La solution écolo : mangez des vers, des scarabées et des papillons
Pour faire face à la demande mondiale, la production animale devrait doubler d’ici à 2050, estime la FAO [2]. Si d’ici quelques décennies les protéines ne poussent pas encore dans les laboratoires, cela représentera 36 milliards d’animaux – en plus de 9 milliards d’humains – sur la planète. Alors que l’élevage est déjà responsable de 18 % des émissions de gaz à effet de serre… La solution ? Réduire notre consommation de viande. Autre moyen pour réduire l’impact écologique de l’élevage : développer les cultures d’insectes. Certes, la quiche au vers ou la tarte à la chenille risquent d’avoir du mal à trouver des adeptes en France… Mais, selon la FAO, plus de 1 000 espèces d’insectes sont consommées dans le monde [3]. Une alimentation très saine et nutritive : les insectes apportent autant de protéines que la viande traditionnelle. Avec une teneur en fibres

Les insectes, c’est bon pour l’environnement : il faut 8 kilos de végétaux pour produire un kilo de viande bovine. Et moins de deux kilos pour produit un kilo d’insectes. Une matière première que l’industrie agroalimentaire semble pour le moment délaisser. En attendant les élevages intensifs et la future pâte d’insectes que ne manquera pas de nous concocter l’industrie alimentaire, il est toujours possible de déguster une sucette scorpion aromatisée à la myrtille, des raviolis de criquets ou des brownies aux vers.
Agnès Rousseaux
"Même pas peur"
Il a fait chaud cet après midi.
Heureusement que nous avions laissé pousser quelques "mauvaises" herbes dans les pommes de terre nouvelles pour procurer un maigre ombrage à Capucine.
Le problème est la solution.
mardi 26 juin 2012
lundi 25 juin 2012
Amap, questions et réflexions.
Vendredi soir, à une distribution :
"Vos paniers sont trop légers. Je voudrais rompre mon contrat, vous ne respectez pas votre engagement".
Loin de moi l'idée d'en vouloir à cette personne. Mais après ce début d'année assez catastrophique pour nous ( et nombre de maraîchers), je suis encore toute étonnée de cette demande.
Les engagements de l'amap sont clairs : la solidarité avec le producteurs en cas d'aléas climatiques, de ravageurs...qui peuvent affecter la récolte. Et encore, bien que notre trésorerie ne nous le permette pas, nous avons racheté des légumes à des collègues pour compléter nos paniers. Alors en recherchant sur internet les principes fondateurs de l'amap (des fois que je me serais trompée), je suis tombée sur cette lettre d'une productrice en amap. Il y a dedans des choses qui la concerne plus spécifiquement, mais c'est un bon rappel de ce que c'est que l'amap. Pas un simple panier de légumes acheté au producteur d'à coté. Oui il y a de l'engagement. Parce que sans engagement, c'est cette agriculture que nous représentons qui disparaîtra.
Voilà, c'est là :
Réflexions et conseils d'une maraîchère en AMAP
Elisabeth Carbone, jardinière du Jardin d'ADELES - Pessac - 33
«J'en ai marre d'avoir des courgettes chaque semaine», «Y a pas assez de courgettes»,
«Pourquoi on n'a jamais de carottes ? », « Je fais quoi moi, pour ma petite famille, d'un demi
chou, un mini pâtisson et de 3 feuilles de blette ? », « Comment on cuisine les choux raves ? », «
J'aime pas les épinards » ou « j'aime pas le céleri, mais j'adore les épinards », ou « mes enfants
n'aiment pas ceci, cela », « J'ai pas le temps de cuisiner », « J'ai oublié l'heure de la
distribution » (ndlr : pas celle du cours de danse !),« Y a pas assez de légumes dans le panier par
rapport au prix qu'on paye », « faut pas être sortir de la cuisse de Jupiter pour semer 3 radis »,
mais aussi : « moi, j'arrive pas à avoir le moindre radis chez moi, c'est pas si simple la culture
des légumes »,...
Autant de remarques qu'on entend pendant les distributions...
Alors je me questionne : Chacun a t il bien compris ce qu'est une AMAP ?
Le contrat d'engagement a-t-il été bien lu ? La motivation réelle de chacun à choisir ce système
est il un vrai désir de soutien à une agriculture locale et de qualité et d'assurer un revenu
décent aux producteurs ? La situation particulière du Jardin d' ADELES, avec ses difficultés estelle
connue des adhérents ? Chacun a-t-il bien conscience de la pénibilité du travail de la terre ?
Si chacun se doute bien, vaguement, qu'un agriculteur travaille beaucoup, par contre la plupart
ignore le stress intense de ce métier. On imagine une vie au calme, proche de la nature, en rythme
avec les saisons,... Et pourtant le stress est quotidien ! Qui n'a pas vu un paysan scruter le ciel
avec angoisse quand les 4 de ses récoltes ont déjà été déchiquetés par la grêle ? Ou bien
inquiet parce que les matinées sont trop froides pour la saison ? On le sait bien : les paysans se
plaignent toujours du temps !... Et puis il y a aussi les ravageurs ; attaque de piérides du chou, de
doryphores, un mulot dans les semis,... les chevreuils, et j'en passe (vols, entre autres)... Comme on
dit : «Tant que le grain n'est pas dans le grenier...»...
En AMAP se rajoute à tout cela le stress de remplir les paniers. Parce qu'il faut savoir que si les
consommateurs s'engagent (c'est dans le contrat) même si les paniers sont petits, même voire
vides ; aucun producteur ne vit bien dans sa tête de ne pas offrir des paniers largement garnis et
diversifiés...
Alors quand le maraîcher n'est déjà pas satisfait lui-même de ses panier et que là où il aurait pu
espérer être soutenu et encouragé par les consommateurs, il reçoit finalement surtout des remarques
et des critiques, c'est un stress supplémentaire, dont il se passerait bien !... Certes en AMAP il y
a l'assurance d'un revenu et c'est une réelle évolution, mais c'est
bien souvent au prix d'une telle accumulation de stress supplémentaire...
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AVANT DE VOUS ENGAGER DANS UNE AMAP, IL. EST NECESSAIRE DE BIEN PRENDRE
CONSCIENCE DU CHANGEMENT QUE CELA ENTRAINERA DANS VOTRE VIE DE TOUS
LES JOURS ET DE PRENDRE LE TEMPS DE BIEN REFLECHIR. IL VOUS FAUT :
*- **Savoir ce qu'est une AMAP et ce a quoi vous vous S'engagez* (et non espérer avoir des
légumes moins chers, car ce n'est pas le but d'une AMAP...)
*- **Bien vous renseigner sur l'AMAP que vous choisissez*, discuter avec les anciens adhérents.
Savoir que ce n'est pas du tout le même engagement de *choisir un producteur installé* de
longue date *ou un qui démarre*. Il faut en être conscient et bien réfléchir à votre capacité
d'engagement (financier, coups de main,..).
*ATTENTION !* Ce n'est pas non plus le même engagement *quand il s'agit d'un nouveau
terrain*, comme à Terre d'ADELES par exemple. C'est une belle aventure à mettre en place ;
mais le rendement est très incertain, l'investissement personnel en temps y sera forcément plus
grand (pour les maraîchers, mais aussi logiquement pour les adhérents). Notre terrain en l'occurrence
est presque une tourbière, qui demanderait 2 à 3 ans pour avoir de meilleurs rendements (et nous
allons encore changer de terrain !...).
*Le lieu de la production* *est donc* *aussi un choix.* Si on choisit une production très locale,
en ce qui concerne Pessac, on restera de toutes façons dans des terres sableuses, on ne peut
pas espérer le même rendement dans le sable que dans des terres d'alluvion (donc moins de
rendement devrait se traduire en AMAP par coût des légumes plus élevé si basé, comme cela
devrait être, sur les charges réelles - mais c'est un autre débat...).
*- Bien lire le contrat !* Et si vous le signez, être d'accord sur son contenu et tenir vos
engagements, comme les producteurs s'engagent à tenir les leurs.
*- **Savoir qu'il faudra venir chercher votre panier à jour et heure fixes, ceci chaque semaine !
• Ce qui n'est pas plus compliqué que d'aller chaque semaine à un cours de danse, c'est juste
une habitude à prendre. Mais attention à s'organiser pendant les vacances (amis ou famille ou
autre adhérent de l'AMAP).
*- **Savoir que vous ne choisirez pas le contenu de votre panier*. Ça veut dire que s'il y a
certains légumes que vous n'aimez pas, il faudra soit vous débrouiller pour les échanger avec
d'autres adhérents, soit apprendre à les apprécier à l'aide de nouvelles recettes. Vu la
diversité des goûts dans un groupe de consommateurs, il est impossible au producteur de
s'adapter à chacun !
*- **Savoir que vous n'aurez pas la même quantité de légumes tout au long de l'année*.
Puisque vos producteurs cultivent des légumes de saisons et que vous n'aurez pas de légumes
qui viennent d'Espagne par exemple. Il y a en France, beaucoup plus d'espèces de légumes qui
poussent en été et à l'automne qu'en hiver et au printemps (on trouve des tableaux avec la
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liste des légumes de saison). Variétés ET quantités varient donc beaucoup dans les
paniers en fonction des saisons.
*- **Savoir que vous n'aurez pas la diversité que l'on a sur un marché*. Vous ne pouvez pas
attendre du producteur qu'il arrive à produire tout seul ce que l'on trouve sur un marché
entier ; c'est-à-dire qu'il réussisse aussi bien ses carottes que ses épinards, que ses choux,
etc...
Alors *il y aura certains légumes en abondance* (il y a beaucoup de recettes qui permettent
d'accommoder de manière très variées le même légume), *et d'autres qu'il n'y aura pas ou
très peu*, avec parfois de petites portions dans le panier pour partager entre tous...
Cela peut être dû à une erreur du producteur, mais il fait toujours de son mieux pour diversifier
ses cultures. Ce qui nécessite d'ailleurs de sa part un gros travail de
programmation de celles-ci ; il est évident que jamais un maraîcher n'aura prévu 3 kilos de
courgettes dans les paniers chaque semaine et pas d'aubergines par exemple ; un des avantages
de l'AMAP c'est que rien ou presque n'est jeté (pas de gâchis), mais si le rendement
de courgettes est 3 fois supérieur aux prévisions, elles seront dans vos paniers !...
Le rendement dépend beaucoup du sol, des ravageurs, de la qualité de la semence,... et
surtout du temps !
En ce qui concerne les tomates cette année par exemple, dans le Sud Ouest cela a été une
catastrophe...
Et puis il faut savoir aussi que les adhérents de Terre d'ADELES en particulier, bénéficient
cette année des compétences de ses administrateurs, et des subventions ainsi obtenues : ils
ont quand même des paniers relativement bien remplis, car complétés par d'autres producteurs.
Dans une véritable AMAP, solidaires du maraîcher qui n'aurait pas les moyens de compenser
les manques en achetant des légumes ailleurs, les paniers seraient beaucoup moins remplis...
*- **Savoir qu'il faudra vous remettre à cuisiner !* Les maraîchers ne savent pas encore
cultiver des légumes tous cuits (d'ailleurs la plupart peuvent se consommer cru et sont
meilleurs pour votre santé ainsi) !
Comme la récolte est partagée entre tous, cela donne parfois des petites quantités de
légumes (200g de haricots Coco par exemple !). De nombreuses recettes existent pour des
plats excellents avec un mélange de légumes (ne serait-ce que la soupe au pistou, absolument
délicieuse et qui s'accorde avec tous les légumes) ; les producteurs vous en donnent quelques
unes ; sinon Internet déborde de propositions culinaires meilleures les unes que les autres. Et
vous pouvez communiquer aux autres amapiens vos bonnes découvertes ou inventions (par mail
ou par l'intermédiaire de la Feuille du Jardin) et ne pas tout attendre des producteurs...
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L'autre solution pour parer aux petites quantités est ce que j'appelle le «ou-ou», quand il y a peu
d'un ou de plusieurs légumes, les maraîchers et/ou * les aides à la distribution, ils ont le droit de
s'impliquer*,* *peuvent préparer un choix entre par exemple : blette ou pâtisson ou oseille ; du
coup en plus grande quantité pour un légume, mais tout le monde n'aura pas de tout.
Et, en ce qui concerne le Jardin d'ADELES en particulier, mais j'estime pour ma part que cela
devrait être ainsi dans chaque AMAP (bien lire le contrat avant de s'engager !) :
*- **Savoir qu'il vous faudra aussi donner des coups de main au jardin ! *Si on est capable de
s'engager à un cours de danse ou de peinture (*une des excuses fréquentes de retard aux
distributions ou d'impossibilité de venir donner un coup de main !*), alors on doit pouvoir aussi
s'engager pour produire sa propre nourriture, retrouver ses racines et mettre un minimum les
mains dans la terre par solidarité avec le maraîcher et du coup mieux comprendre les contraintes et
aléas du métier.
Quand le producteur habite un peu loin, alors un chantier collectif chaque mois sur une journée
avec pique nique partagé, est un autre fonctionnement possible. Ou bien le remplacement pendant
les vacances (récolte et arrosage par exemple), mais cela nécessite d'être bien au courant. Je peux
vous garantir en tout cas que le travail dans la convivialité ce n'est que du plaisir !
L'AMAP est un formidable outil pour sauvegarder une agriculture locale et de qualité et pour
procurer un revenu décent aux producteurs. Mais il faut pour cela que chacun fasse un réel
effort : c'est un vrai bouleversement dans sa manière de vivre et de consommer. Le métier de
paysan aussi passionnant soit il, n'est pas un métier facile et leur nombre diminue de manière
très inquiétante continuellement.
* Alors préservez-les ! Aidez-les ! Soutenez-les !*
*Ils nourrissent le monde et sont l'avenir de la planète ! Et vous aussi !
Merci à tous les adhérents de Terre d'ADELES qui m'ont encouragée, soutenue, remerciée, ceci
quelque soit le contenu des paniers (trop, pas assez, pas aimé,...) Merci à ceux qui ont su compenser
le manque de quantité par le plus en «gustativité», à ceux qui m'ont aidée en pratique sur le terrain,
mais aussi par des idées constructives : ils m'ont donnée, avec la passion du jardinage, que du
bonheur ! Il y a des gens formidables, vraiment ! :-)
(http://amap.bassin.pagesperso-orange.fr/Fichiers%20PDF/Reflexions%20et%20conseils%20maraichere%20AMAP.pdf )
dimanche 24 juin 2012
Les Hommes de l'ombre...
...sont parfois des femmes
samedi 23 juin 2012
mercredi 20 juin 2012
dimanche 17 juin 2012
samedi 16 juin 2012
Documentaire : Adieu veau, vache, cochon, couvée
A voir concernant l'élevage intensif
http://programmes.france3.fr/documentaires/index.php?page=doc&programme=culture-pop&id_article=2875
http://programmes.france3.fr/documentaires/index.php?page=doc&programme=culture-pop&id_article=2875
Et pour une fois, la relation entre le prix de la nourriture et les conditions d'élevage est mise en évidence.
Peut on produire à pas cher sans que l'un des maillons ne soit sacrifié (animaux, producteurs, travailleurs, écosystème...) ?
mardi 12 juin 2012
lundi 11 juin 2012
samedi 9 juin 2012
Le problème est la solution
On observe aujourd'hui en Grèce un fort
mouvement de retour à la terre, mouvement qui s'intensifie avec la crise...Vous avez juste besoin d'une petite heure pour écouter ça :
http://www.franceculture.fr/emission-terre-a-terre-grece-1-retour-a-la-terre-2012-06-09vendredi 8 juin 2012
Le juvénile
ça y est, le petit oiseau est sorti !
Plus personne dans le nid alors un coup d'oeil aux alentours et voilà un petit rouge queue perché sous le toit de tôle...
Il aura eu plus de chance que ce petit piou piou que nous avions trouvé, il y a quinze jours, par terre sur le chemin qui longe la haie...
mercredi 6 juin 2012
mardi 5 juin 2012
La grande serre
La grande serre est enfin remplie.
'Manquait plus que le paillage végétal (ici, compost de végétaux).
A l'essai donc cette année : mise en place de buttes permanentes avec couvert végétal (voir D.Soltner, ainsi que les principes de la permaculture).
A l'essai donc cette année : mise en place de buttes permanentes avec couvert végétal (voir D.Soltner, ainsi que les principes de la permaculture).
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